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Hommage au Théâtre de Maurice Maeterlinck
oeuvre d'art
MLCO 00567
Huile sur toile, 200 x 300 cm (avec cadre).
S.
De Fernand Allard L'Olivier, on connaît surtout les cycles décoratifs et les toiles à sujets africains. L'artiste s'est également intéressé au théâtre. Cette grande toile dédiée au théâtre de Maeterlinck n'est donc pas tout-à-fait inattendue dans sa production, même si on ignore les circonstances de sa réalisation.
Dans ce tableau, le peintre entend nous donner une vision synthétique de œuvre de Maeterlinck, en l'inscrivant sur une scène fictive, selon un procédé habituel à la peinture monumentale.
Avec ses cheveux jaunes et son lys de vierge préraphaélite, la Princesse Maleine, protagoniste du premier drame éponyme de Maeterlinck (1889), s'inscrit ainsi dans une niche au centre de la composition. Et les sept béguines qui forment le chœur des deux derniers actes de la pièce, se découpent à l'arrière plan sur un pont qui enjambe des eaux dormantes et relie les deux volets du tableau. Du tronc où s'incruste le corps de Maleine surgit un feuillage où triomphe "L'Oiseau bleu" (1909) qui valut à Maeterlinck le Prix Nobel de littérature.
C'est à l'écrivain connu et couvert d'honneurs que le tableau rend hommage, en réunissant quelques-uns des grands couples (ou des trios) mis en scène par l'auteur de "Pelléas et Mélisande", tout en jouant avec les allusions à son premier théâtre, tel l'aïeul aveugle, l'horloge et la lampe voilée de "L'Intruse" (1890), sur le volet droit de la toile.
On remarquera aussi les silhouettes bruegheliennes des "Aveugles" se dirigeant vers le cadavre du prêtre, qui reste hors champ. Ygraine et Tintagiles s’appellent de part et d’autre de la « grande porte de fer » de la mort – ici vue en coupe et réduite à une simple lamelle. Enfin, la statue de la Vierge qui s’est substituée à sœur Béatrice, la religieuse indigne, domine ce volet droit.