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[Correspondance à Pierre Goemaere et Suzanne Pelgrims : 1936]
Marie ROSNY, J.-H. ROSNY AÎNÉ, Robert ROSNY
correspondance
MLT 04127
7 lettres + 1 env. ; 2 notes ; 1 coupure de presse ; formats divers
Français (version originale)
Lettres aut. s.
Dans ces lettres se fait de plus en plus sentir la désolation que cause la maladie de Marie Rosny, et ce malgré l’humour que cette dernière déploie dans ses rares missives. Elle écrit par exemple qu’à la régularité de ses maux (elle demeure couchée pendant des mois) fait diversion la diversité des maladies. Dans ce contexte, c’est la lettre du petit-fils, Robert, qui nous en apprend le plus. Il note que son grand-père auteur en 1934 des "Compagnons de l’univers" s’attelle à une autre œuvre qu’il recopie (sans doute "Eyrimah" paru en 1938). Il annonce que l’écrivain a été reçu grand officier de la Légion d’Honneur. Il parle aussi d’un projet de voyage à trois en Normandie, dont rien n’indique qu’il s’est réalisé.
Un mot autographe de Pierre Goemaere traite du pessimisme de son ami. Toutefois, celui qui a la patience de déchiffrer l’écriture de Rosny est séduit par la douceur et la légèreté qui entourent ses phrases nostalgiques. La première lettre de l’année débute ainsi : « La vie est si triste ici, si triste que je n’ai guère le courage d’écrire ».