Archives du Futur (108 trouvées)

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Le monde de François Emmanuel

Textes, études, entretiens et documents rassemblés par Christophe Meurée
Né en Belgique en 1952, François Emmanuel est l’auteur d’une vingtaine de romans, mais également de nouvelles, de poèmes, de pièces de théâtre et de textes inclassables. Psychiatre et thérapeute de profession, formé au Théâtre Laboratoire de Jerzy Grotowski, François Emmanuel a bâti un imaginaire fondé sur une attention extrême au monde, à son étrangeté, à ses failles, aux êtres fragiles qui le peuplent. Son oeuvre très diverse est traversée par un style singulier, unique, éminemment reconnaissable, le style d’un grand écrivain. Les romans de François Emmanuel ont emporté l’estime du grand public autant que des cercles littéraires ; La Passion Savinsen obtint le prix Victor Rossel en 1998 et Regarde la vague, le prix triennal du roman en 2009. Le Monde de François Emmanuel établit le bilan de cette oeuvre en dévoilant certains des secrets qui en font le charme et le succès.
Christophe Meurée est premier assistant recherche et rayonnement aux Archives & Musée de la Littérature.
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Théâtre 5 : Ma nuit est plus profonde que la tienne ; Un goût de menthe poivrée ; Bois du Cazier ; Le Rebelle de Cométra ; Le Chant de l'oiseau rare

Jean LOUVET ; Textes réunis et présentés par Vincent RADERMECKER
Dans le sillage des quatre premiers volumes du "théâtre complet" de Jean Louvet, le cinquième donne voix, toujours accompagné d’introductions en quatre parties (cadre, genèse, pièce, réception), aux œuvres des années 2000-2010, excepté "Pierre Harmignie, numéro 17 - Prêtre" déjà paru dans le "Théâtre 4".
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Ecrits de guerre (1914-1918)

Louis Boumal ; édition établie par Laurence Boudart, Gérald Purnelle
En temps de guerre, que peut le poète, en charge du genre considéré comme noble par excellence ? À côté des écrivains de l'arrière qui donnent dans le discours patriotique grandiloquent, ou des soldats qui se transforment en versificateurs amateurs face à l'événement, ceux qui combattent et possèdent un véritable statut de poètes doivent résoudre le dilemme d'une connexion entre écriture et expérience.
Le cas du Belge Louis Boumal (1890-1918) montre comment peut continuer à se déployer l'activité d'un littérateur confronté au danger. En 1914, ce professeur de 24 ans est déjà auteur. Durant le conflit, il rédige des carnets de campagne dont il tire des articles publiés dans les journaux et qu'il destine à une publication en volume.
Son besoin d'écrire pour témoigner et conjurer solitude et désespoir fluctue au gré des années et des genres littéraires. À travers un jeu de doubles multiples, il se fantasme mort au combat ou survivant à la guerre. La pièce qu'il achève en 1918 envisage le retour du soldat dans son foyer.
Ce n'est pas tant en poète mais comme diariste, prosateur et dramaturge que Boumal a dit le mieux son expérience de combattant, de témoin et d'homme. La constance avec laquelle il s'est voulu écrivain pour endurer l'épreuve est à signaler pour sa complexité : poète classique, homme engagé pour la Wallonie, la Francité et la Belgique, aspirant romancier, littérateur ambitieux.
Ce volume rassemble les écrits de guerre de Louis Boumal (à l'exception des carnets de campagne, publiés en ligne sur le site des Archives & Musée de la Littérature).
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Oeuvres 3 : Il pleut dans ma maison ; Warna ou le poids de la neige

Paul Willems ; édition critique établie par Christophe Meurée
La charnière des années 50 et 60 est la période la plus productive de la carrière dramatique de Paul Willems. L'auteur entre dans la pleine maturité, avec deux pièces majeures : Il pleut dans ma maison (créé en allemand en 1958) et Warna ou le poids de la neige (1962). Elles ont profondément marqué l'histoire du théâtre belge francophone et donné lieu à réécriture. Devenus pratiquement introuvables, ces deux textes représentent les versants comique et tragique d'une même question : comment survivre au passage du temps ?
Dans Il pleut dans ma maison, la jeune Madeleine revient pour vendre la propriété dont elle vient d'hériter, Grand'Rosière. Les occupants de la maison, Bulle, Germaine et les autres, vont tout mettre en œuvre pour protéger leur havre de paix de la violence du monde moderne, lui opposant une sagesse que n'auraient pas reniée certains vieux maîtres orientaux. La légèreté de ton et la fantaisie ont scellé le succès d'une pièce où un arbre pousse au beau milieu du salon, où les vivants et les morts conversent en bonne intelligence, où les reflets et les toiles d'araignée constituent des merveilles décoratives et symboliques.
Warna ou le poids de la neige se situe dans un passé reculé qui renvoie au siècle de malheurs dans les anciens Pays-Bas, et plus largement à la menace légendaire de guerres absurdes et violentes. Celles-ci font rage à proximité d'un château miraculeusement épargné, qui incarne le thème de l'île que Willems reprendra dans une autre pièce de guerre, Elle disait dormir pour mourir. Alors que les habitants de l'auberge voisine crèvent la faim, un opulent aveuglement aristocratique tente de maintenir vivaces les illusions, à commencer par l'amour - depuis longtemps essoufflé - qui unit la comtesse Warna et le chevalier Ernevelde. Ce dernier, avide de bonne chère et de chair fraîche, trahit la confiance de sa protectrice et profite du conflit pour masquer un meurtre.
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Théâtre : Le Cloître ; Philippe II

Emile Verhaeren ; édition critique établie par Michel Otten et Christophe Meurée
Le tournant du siècle déploie toute la palette du talent et des contradictions de Verhaeren. Les grandes monographies consacrées à Rembrandt et à Ensor le voient célébrer l'idéale lumière et la couleur ; les recueils des Forces tumultueuses et de La Multiple Splendeur (tome 10 de la Poésie complète) magnifient la vie de façon quasi païenne et témoignent d'une profonde espérance en l'avenir humain.
Verhaeren travaille en revanche le continent sombre qui le hante depuis toujours à travers le théâtre. Coup sur coup, il compose Le Cloître (1900) et Philippe II (1901), pièces très différentes des Aubes (1898).
Immense succès sur les scènes européennes, Le Cloître donne à voir et à entendre la tardive confession publique du parricide commis par Dom Balthazar. Son aveu menace presque de dissolution la communauté monastique qu'il a choisie.
Philippe II plonge au coeur de la légende noire qui alimenta en Belgique la conscience nationale et prolonge l'intérêt du Romantisme européen pour la figure de l'infant. La pièce se concentre en effet sur le conflit qui oppose le fils de Charles Quint à son propre fils, Don Carlos.
Deux pièces marquées par le meurtre et le parricide, donc. Deux pièces mêlant vers et prose. Deux pièces centrées sur le choc des ambitions individuelles et des raisons collectives, qu'il s'impose de redécouvrir.
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